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PONTE NOVU ou la fin de l'indépendance Corse

PONTE NOVU ou la fin de l'indépendance Corse
Le pont Génois qui relie les deux rives du Golo à Ponte Novu, fut le lieu d'une bataille sans merci entre troupes paolistes composées de corses et de mercenaires prussiens, et les armées françaises -soutenues il faut bien le dire, par les nombreux combattants corses de Boccheciampe d'Oletta-
cette photo date de 1927 ; le pont fut au trois quart détruit durant la seconde Guerre Mondiale!
Le pont se situe à l'entrée sud du village. Une Bandera (drapeau Corse) s'y trouve sur un de ses piliers, pour dire qu'ici, les soldats de Pascal Paoli se sont battus contre les troupes du roi de France Louis XV, afin de garder l'indépendance de leur île. On dit que le fleuve Golo charriait des flots de sang et de cadavres. 600 Corses y laissèrent leur vie dont 250 sur le pont.
Il est aujourd'hui, pour les Corses, le symbole d'une résistance héroïque.
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la bataille
En 1768, Gênes cède la Corse à la France en signant le traité de Versailles.
En juillet de cette même année, les troupes Françaises vont occuper le Cap Corse, et un mois plus tard, le marquis de Chauvelin débarquera avec de nombreuses troupes. Les Corses se battent avec un courage farouche ils vaincront même les Français à Borgo au mois d'octobre!
Les Français bien évidemment réagissent et au printemps 1769, le Comte de Vaux débarque avec 20.000 Hommes!
C'est la bataille de Ponte Novu qui verra la défaite des partisans corses.
Malgré la rage de vaincre et le commandement de Pasquale Paoli la bataille de Ponte Novu, qui eut lieu du 8 au 9 mai 1769, sera le point final des affrontements entre les troupes corses de Pascal Paoli et les armées du roi Louis XV.
La défaite de Ponte Novu ouvrait ainsi aux grenadiers français la route de Corte, capitale de la Nation corse (ou Paoli s'était replié avec ses dernières troupes) cette bataille marquera la fin de la seconde guerre de Corse.
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Voltaire, dans son "Siècle de Louis XV (1751) , a écrit, à l'occasion de ce combat : « L'arme principale des Corses était leur courage. Ce courage fut si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres. »

# Posté le mercredi 18 avril 2007 07:58

Modifié le mercredi 18 avril 2007 11:18

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