L'asphodèle cette plante protégée

L'asphodèle cette plante protégée
Son nom vient du grec « asphodelos » qui signifie « fer de pique » sans doute à cause de la forme de ses feuilles, l'asphodèle est une plante si courante sur les bords de nos chemins, recouvrant parfois de larges surfaces qu'on en oublierait presque qu'aujourd'hui c'est une plante protégée.
L'asphodèle,du genre masculin, est de la même famille que le lys et a toujours été dans la mémoire populaire une sorte de plante aux vertus magiques.
Il fleurit au printemps et disparait en été, mais lorsqu'il élance vers le ciel ses hampes de longues feuilles qui se couvrent de fleurs blanches s'épanouissant progressivement on sait que Pâques n'est pas loin.
La mythologie a choisi en effet l'asphodèle pour évoquer l'ensemble des âmes simples qui ont vécu sur terre de manière discrète, et dont le souvenir s'estompe furtivement avec le temps après leur mort; Mais, cette fleur sacrée dans la mythologie grecque et romaine citée par Homère dans l'Odyssée qui l'associait aux champs Elyséens, était également l'emblème de la résurrection et c'est pour cela que la croyance populaire l'associe encore de nos jours également à la Résurrection du Christ
En Corse
Si Grecs et romains la considéraient comme une plante magique capable semble-t-il de guérir notamment des morsures de serpents on sait aussi que cette plante possède également des vertus médicinales, des actions antiseptiques et diurétiques
Plante protectrice par excellence; on lui donne chez nous un nom différent selon que l'on évoque la plante sur pied : u taravellu, ou encore sèche : tirlu - zirlu ou que l'on se réfère à l'un de ses usages : u luminellu, ou u candelu; en effet : la tige sèche servait de flambeau dans les maisons, ou pour voyager le long des chemins la nuit. L'asphodèle était également utilisé pour confectionner des matelas, des selles pour les ânes et les mulets avec ses feuilles
En Corse son importance symbolique perdure. Les mazzeri notamment y puiseraient leur puissance. Dans des temps pas si lointains on confectionnait des croix destinées à favoriser les récoltes. La nuit de la Saint Jean, dans certaines régions de l'île son rôle dans le rite des feux symboliques était également usuel.
Les abeilles, elles, viennent y puiser la vie au goût de miel, un miel (AOC) à l'arôme délicat très prisé des connaisseurs... on en fait même un excellent pain d'épices
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# Posted on Sunday, 19 April 2009 at 8:39 AM

les adresses intéressantes pour l'histoire de la Corse

les adresses intéressantes pour l'histoire de la Corse
voilà quelques adresses qui me plaisent:

http://www.fac-idf.org/lesaviezvous.php

http://www.storiacorsa.com/

http://www.curagiu.com/


http://corsesicaru.free.fr

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# Posted on Thursday, 08 November 2007 at 5:22 AM

Edited on Sunday, 19 April 2009 at 6:54 AM

PRUNELLI DI FIUMORBU, SEUL CAMP DE PRISONNIERS POLITIQUES DURANT LA DERNIERE GUERRE

PRUNELLI DI FIUMORBU, SEUL CAMP DE PRISONNIERS POLITIQUES DURANT LA DERNIERE GUERRE
Au début de l'année 1943, l'O.V.R.A. choisit PRUNELLI DI FIUMORBU comme camp d'internement. Un détachement de cinquante chemises noires, un lieutenant, un maréchal, et une douzaine de carabiniers viennent prendre position, occupent des locaux et en réquisitionnent d'autres.

C'est tout le village qui sert de camp d'internement, et les prisonniers seront logés chez l'habitant ce qui provoquera quelques petites histoires de mariage (Hélène Michel France épousera le 8 aout 43 Mathieu Orenga) ou d'évasions cocasses...

Pour l'heure on transfert à Prunelli le sénateur Paul Giacobbi (grand-père de l'actuel président du conseil général de Haute-Corse) et plusieurs patriotes corses déjà détenus à "Marbeuf" (établissement -débaptisé depuis- portant le nom de Louis Charles René, comte de Marbeuf, général français, né en 1712 et mort en 1786, fait marquis de Cargèse lors de son gouvernement de la Corse pour le roi Louis XV)

Toute la population est là pour accueillir les prisonniers. Faisant fi des interdictions des soldats italiens, elle leur apporte tout ce qui peut améliorer leur sort, y compris de la soupe chaude à l'initiative de Françoise Alessandrini (encore en vie aujourd'hui et qui mériterait bien la médaille de la résistance).

Les premiers détenus politiques
Les détenus sont : Bariani collègue d'études d'Etienne Dominici, Bianconi directeur du journal le "Petit Bastiais", Casanova, le médecin colonel Crudelli qui, mourant, décèdera le lendemain dans l'ambulance qui le conduisit à l'hôpital de Bastia, Culioli, Paul Giacobbi (1896-1951), Lametta, Luciani, Eugène Macchini, Mattei, le docteur Piana, Poli, le capitaine Puccinelli, André Salini, Santori, le commandant Silvani, Tiercelin et Dominique Vecchini interné sur télégramme de Laval.

D'autres suivront
il y aura aussi un douanier, un cordonnier et un boulanger de Bastia; Orsini et le professeur Comiti, le commandant Biancamaria viendront grossir la liste plus tard ainsi qu'Helène Michel France.
M. Racat qui dirigera plus tard à Ajaccio le "grand Hotel Continental" (devenu aujourd'hui le siège de l'Assemblée de Corse) étant juif, sera transféré au camp de l'étoile jaune à Asco (seul camp de ce type en Corse gardés par les facistes italiens).

savoir: Les Juifs de Corse transférés à Asco ne furent jamais ni ennuyés, ni torturés et la population les a toujours soutenus et aidés.

Casanova s'évadera le premier puis Orsini, mais Paul Giaccobi craignant des représailles pour la population (car les réactions des geoliers sont à chaque fois très violentes) fait promettre aux détenus d'éviter toute initiative d'évasion... Il sera cependant lui aussi obligé de s'évader à la veille d'être transféré avec ses camarades en un autre lieu en dehors de la Corse....

"La politique et les armes semblent malheureusement être les deux professions les plus naturelles à l'homme; il faut toujours négocier ou se battre" Voltaire

Tiré de l'ouvrage du Docteur Timo Pieri "1943 Prunelli camp d'internement" (édition épuisée)
Dr Pieri: maire honoraire de Prunelli di Fiumorbu, ancien conseiller régional

site à visiter http://www.musee-mnemosina.com

# Posted on Saturday, 02 June 2007 at 1:54 AM

Edited on Sunday, 28 October 2007 at 9:21 AM

PONTE NOVU ou la fin de l'indépendance Corse

PONTE NOVU ou la fin de l'indépendance Corse
Le pont Génois qui relie les deux rives du Golo à Ponte Novu, fut le lieu d'une bataille sans merci entre troupes paolistes composées de corses et de mercenaires prussiens, et les armées françaises -soutenues il faut bien le dire, par les nombreux combattants corses de Boccheciampe d'Oletta-
cette photo date de 1927 ; le pont fut au trois quart détruit durant la seconde Guerre Mondiale!
Le pont se situe à l'entrée sud du village. Une Bandera (drapeau Corse) s'y trouve sur un de ses piliers, pour dire qu'ici, les soldats de Pascal Paoli se sont battus contre les troupes du roi de France Louis XV, afin de garder l'indépendance de leur île. On dit que le fleuve Golo charriait des flots de sang et de cadavres. 600 Corses y laissèrent leur vie dont 250 sur le pont.
Il est aujourd'hui, pour les Corses, le symbole d'une résistance héroïque.
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la bataille
En 1768, Gênes cède la Corse à la France en signant le traité de Versailles.
En juillet de cette même année, les troupes Françaises vont occuper le Cap Corse, et un mois plus tard, le marquis de Chauvelin débarquera avec de nombreuses troupes. Les Corses se battent avec un courage farouche ils vaincront même les Français à Borgo au mois d'octobre!
Les Français bien évidemment réagissent et au printemps 1769, le Comte de Vaux débarque avec 20.000 Hommes!
C'est la bataille de Ponte Novu qui verra la défaite des partisans corses.
Malgré la rage de vaincre et le commandement de Pasquale Paoli la bataille de Ponte Novu, qui eut lieu du 8 au 9 mai 1769, sera le point final des affrontements entre les troupes corses de Pascal Paoli et les armées du roi Louis XV.
La défaite de Ponte Novu ouvrait ainsi aux grenadiers français la route de Corte, capitale de la Nation corse (ou Paoli s'était replié avec ses dernières troupes) cette bataille marquera la fin de la seconde guerre de Corse.
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Voltaire, dans son "Siècle de Louis XV (1751) , a écrit, à l'occasion de ce combat : « L'arme principale des Corses était leur courage. Ce courage fut si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres. »

# Posted on Wednesday, 18 April 2007 at 7:58 AM

Edited on Wednesday, 18 April 2007 at 11:18 AM

le clocher orphelin de Carbini

le clocher orphelin de Carbini
Quelques maisons seulement composent le village de Carbini qui autrefois était extrêmement peuplé, il fut le berceau de nombreuses générations qui migrèrent dans l'Alta Rocca et au delà. Les anciens chroniqueurs disaient de Carbini qu'elle était "una delle terre principali di Corsica, e dimora di gentiluomini"
Près de l'église Saint-Jean ( voir l'article suivant) non loin de celle de San Quilico, aujourd'hui en ruines, se dresse, imposant, un grandiose clocher qui se découpe, gris, sur le fond obscur de la montagne entourant comme un écrin, le village de Carbini.
Il semble toucher le ciel, le défier même.
Curieux aussi avec ses fenêtres en plein centre refendues par une colonne supportant un surprenant chapiteau à l'ornementation remarquable, sur lequel retombent deux arceaux noirs et brisés.
Une ruine monumentale... un monument!

Une curiosité en tous les cas.

# Posted on Sunday, 08 April 2007 at 12:44 PM

Edited on Sunday, 08 April 2007 at 1:05 PM